© Pénélope Belzeaux
Spectacles
Opéra-comique Les Bains macabres
Théâtre National de l'Athénée Louis Jouvet
Vivre d’amour et d’eau fraîche, c’est une chose. Ç’en est une autre de mourir d’amour et d’eaux thermales…

Employée aux « Bains Terminus », la jeune Célia dorlote les vieux habitués de l’établissement thermal. Depuis peu, hélas, cette maison renommée voit s’amenuiser sa clientèle : immergés dans la chaleur émolliente des bassins, des curistes passent mystérieusement de vie à trépas. Au nombre des victimes figure le propre fiancée Célia, Mathéo, avec qui cependant elle continue d’échanger par messagerie électronique.

La mort du jeune homme n’a rien changé à leurs projets de mariage. Cependant l’efficace Police des Bains et des Thermes, alertée par les disparitions de curistes, a commencé ses investigations. C’est le début d’une enquête horrifique et cocasse, entre hémoglobine et sels de bain. Séances de spiritisme, voyages astraux, romances digitales, intrusions des morts chez les vivants par le truchement de baignoires magiques, ponctuent cette étrange affaire. L’incroyable vérité se révèle à la lisière de deux mondes : l’au-delà et l’ici-bas — mais aussi le réel et le virtuel, le sec et l’humide, le clair et le brumeux... Aux « Bains Terminus », les apparences sont trompeuses et les cloisons, bien peu étanches. Derrière cette farce à trucages que n’aurait pas désavoué Méliès, se dessine un univers sensible, empreint de poésie et d’onirisme, dans le ton cette fois du cinéma de Cocteau. Une fois crevés mensonges et faux-semblants, une fois vidé le dernier bain et dissipé le dernier ectoplasme, subsiste une question : est-on prêt à mourir par amour ? L’amour d’un être ou celui de la vérité ?

Né de la rencontre du romancier Olivier Bleys et du compositeur Guillaume Connesson, cet opéra-comique contemporain mêle les joies de la répartie, les plaisirs d’une enquête policière, le souffle du thriller, et les vertiges de l’amour au-delà de la mort. Une œuvre moderne à l’ancienne, menée avec finesse, humour, et parfumée de quelques gouttes de fantasmagorie. 

Informations
pratiques

Théâtre National de l'Athénée Louis Jouvet
square de l\'Opéra Louis-Jouvet
75009 PARIS

Dates

Du 31 janvier au 1 février 2020 :
vendredi, samedi de 20h à 22h30
Le mardi 4 février 2020
de 19h à 21h30
Du 5 au 6 février 2020 :
mercredi, jeudi de 20h à 22h30

Prix

Payant - À partir de 10€

Sur réservation

S'y rendre

  • 3, 9 : Havre Caumartin (137m) 3, 7, 8 : Opéra (230m)

Par ici la compagnie !