D.R.
Expositions
La police des Lumières
Archives nationales - Hôtel de Soubise
La police des Lumières Ordre et désordre dans les villes au 18e siècle

À travers environ 200 documents originaux provenant en grande partie des fonds du Châtelet de Paris mais aussi de la bibliothèque de l'Arsenal, cette exposition illustre l'émergence d'une police professionnalisée à Paris et dans les villes en pleine expansion du 18e siècle.

Le siècle des Lumières est en matière de police un moment d'échanges intenses, de réflexions et d'expérimentations.

Dans les capitales des "despotes éclairés" ou dans l'Écosse d'Adam Smith, les transformations de la police sont inséparables de l'optimisme du mouvement des Lumières. Certains responsables de l'ordre public font même de la police une "science du bonheur", destinée à assurer la "félicité des hommes en société". Pour les administrateurs et les magistrats épris de certaines idées des Lumières, la police est conçue comme une institution « amélioratrice » et un instrument au service du progrès et du développement urbain.

L'exposition a ainsi l'ambition d'illustrer cette rencontre entre la police et les Lumières, sans prétendre les confondre.

Car cette police d'Ancien Régime a aussi son côté sombre renvoyant à une organisation sociale violemment inégalitaire. C'est pourquoi elle n'hésite pas, notamment à Paris, à utiliser des moyens de lutte expéditifs contre tous ceux qui sont considérés comme indésirables : mendiants et vagabonds, migrants mal insérés, prostituées, imprimeurs, écrivains et pamphlétaires, fils libertins, épouses débauchées, enlevés, enfermés sans autre forme de procès. La sûreté des bons citoyens a pour revers un arbitraire policier qui nourrit les réticences, les colères et parfois les rébellions de tous ceux que la vie fragile menace. L'enfermement par ordre du roi – sous la forme des lettres de cachet – frappe le faible comme le puissant à Paris grâce à l'effroyable efficacité de la police. L'arbitraire, l'opacité de la police comme son recours à l'espionnage, sont de plus en plus débattus et critiqués en France comme en Europe à la fin du XVIIIe siècle, afin de borner et de placer sous contrôle ses moyens accrus et ses agents tout-puissants.

Informations
pratiques

Archives nationales - Hôtel de Soubise
60 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris

Dates

Du 11 mars au 29 juin 2020 :
lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 17h30
et samedi, dimanche de 14h à 17h30

Prix

Payant - 8 euros Tarif réduit: 5 euros

S'y rendre

  • 11 : Rambuteau (338m) 1, 11 : Hôtel de Ville (510m)

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