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Expositions
"Exposition Le Message, c’est le réseau !" #mailart
Centre Wallonie-Bruxelles
Mail art en Belgique francophone Poursuivant une réflexion, déjà amorcée en Europe, sur le Mail Art, l’exposition Le Message, c’est le réseau ! Le Mail Art en Belgique francophone vise à situer l’espace belge francophone dans un large réseau international.

En raison de la crise sanitaire que nous traversons actuellement et des mesures de sécurité pour assurer la sécurité et le bien-être de tou.te.s, nous vous invitons à découvrir virtuellement cette exposition via notre site web.

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Assumant la difficulté voire l’impossibilité et le paradoxe à circonscrire le champ du mail art, l’exposition est construite autour des archives et collections d’iconiques artistes belges francophones qu’ils se soient adonnés régulièrement ou ponctuellement à des envois postaux considérés comme des œuvres d’art à part entière : Eric Adam (Rocourt, 1963), Michel Antaki (Beyrouth, 1946), METALLIC AVAU (Bruxelles, 1945), Stephan Barbery (Bruxelles, 1961), Bernard Boigelot (Namur, 1953), Jacques Charlier (Liège, 1939), Charles François (Tournai, 1946), Paul Pierart (Liège, 1955), Benoît Piret (Charleroi, 1963), Thierry Tillier (Charleroi, 1958), Jean Spiroux (Liège, 1938), Baudhuin Simon (Namur, 1947-2006), Guy Stuckens (Bruxelles, 1955).

Au sein de cette sélection, chaque artiste est considéré comme une « constellation » singulière qui irradie, la plupart du temps, dans le monde entier, grâce à son réseau de correspondants. Chaque mail artist développe ses réseaux avec lesquels il échange et partage des affinités esthétiques spécifiques : punk (Thierry Tillier), conceptuelle (Charles François), graffiti (METTALIC AVAU), poétique (Bernard Boigelot), littéraire (Eric Adam), burlesque (Baudhouin Simons), néo-dadaïste (Michel Antaki), occultiste (Benoît Piret le Réseau 666), sonore (Guy Stuckens),etc.

Le mail art se situe ainsi à la croisée de tendances esthétiques multiples, suivant autant les tendances majeures de l’époque que des logiques plus confidentielles.

L’exposition repose sur l’antinomie suivante : les artistes invités envoyant leurs productions à leur correspondants, ils ne sont que peu ou prou représentés dans leurs archives. Ce sont les productions de leurs correspondants qui sont donc dévoilées.

Pratique contre-institutionnelle échappant aux logiques de marché et fonctionnements muséaux, considéré par Filippo Tommaso Marinetti – fondateur du mouvement futuriste - comme une offensive contre la transition académique, à la conquête de la modernité rêvée, ces pratiques, de façon intrinsèque, tentèrent d’échapper à l’institutionnalisation et prirent à contrepied et pour cible le système artistique marchand. Il n’est pas inopportun de voir dans cet a-mouvement comme une sorte de préfiguration des mots d’ordre des auteurs de déclaration de l’indépendance du cyberspace parmi lesquels, John Perry Barlow – défenseur de l’idée d’un internet libertaire, utopique.

Commissariat : Pierre-Olivier Rollin, Directeur du BPS 22 Musée d’art de la Province de Hainaut, Belgique

Exposition réalisée en collaboration avec le BPS 22 Musée d’art de la Province de Hainaut, Belgique. 

Informations
pratiques

Centre Wallonie-Bruxelles
127-129 rue Saint-Martin
75004 PARIS

Dates

Du 20 mai au 21 juin 2020 :
lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 19h
et samedi, dimanche de 11h à 19h

Prix

0 € - Visite virtuelle possible

S'y rendre

  • 11 : Rambuteau (150m) 4 : Étienne Marcel (346m)

Par ici la compagnie !