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Au cinéma : confinement, virus et pandémie, sans zombies!
Bactériologique, extraterrestre, psychiatrique ou inconnu, tous les virus sont dans la nature, et permettent aux cinéastes de brasser tonnes de sujets et de genres. Comment ça, c'est anxiogène? Au contraire, c'est l'occasion d'exorciser nos craintes en jouant à se faire peur! Une catharsis garantie sans zombies... parce que eux, ils font vraiment trop peur.
12 monkeys

Contagion (2011), Steven Soderbergh

Le pitch: Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe. Des équipes scientifiques se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Tandis que s'étend la panique collective, et que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, alors qu'un blogueur suscite la psychose en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

Le virus: inspiré de "l'infection à virus Nipah", maladie respiratoire et neurologique grave...

Pourquoi le voir: C'est LE film de pandémie par excellence, celui que vous devez voir en ce moment, si vous êtes prêt·e à l'affronter. Bon, peut-être moins pour ses qualités cinématographiques (même s'il reste tout à fait honorable), que pour son côté visionnaire, la façon dont il résonne de façon stupéfiante avec ce que nous vivons: confinement, quarantaine, impuissance politique, errements de la médecine, contamination galopante, etc. Tout y est ou presque, en une version juste un poil plus inquiétante, mais jusqu'à quand?

Trailer - Contagion (2011) Trailer - HD Movie

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12 Monkeys (1995), Terry Gilliam

Le pitch: en 1997, un virus mortel a anéanti 5 milliards d'êtres humains. Seuls les animaux ont survécu, tandis que les rares survivants se terrent dans un monde souterrain, dominé par des savants sadiques. En 2035, ces derniers envoient dans le passé James Cole, un détenu, pour enquêter sur l'apocalypse à venir. En 1990, interné en asile, agité et confus, il reçoit la visite de Kathryn Railly, une psychiatre, dont le visage lui est familier et le replonge dans un cauchemar récurrent depuis l'enfance: la mort d’un homme dans un aéroport...

Le virus: bactériologique

Pourquoi le voir: bon, en un parce que c'est un chef-d’œuvre, le meilleur film de Terry Gilliam, avec Brazil. En deux, parce que c'est un chef-d’œuvre. En trois...

12 Monkeys - Plague of Madness

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Black Death (2010), Christopher Smith

Le pitch: Alors que la première épidémie de peste bubonique ravage l'Angleterre, un jeune moine nommé Osmund reçoit la mission d'accompagner un groupe de chevaliers pour enquêter sur d'étranges phénomènes dans un petit village reculé. Comprenant qu'ils seraient dus aux agissements d'un nécromancien, ils se lancent à sa recherche et finissent bientôt par le trouver, en la personne de la mystérieuse beauté Langiva... Mais quand Osmund, déchiré entre son amour pour Dieu et celui pour une jeune femme, accepte de passer un pacte avec la nécromancienne, l'horreur de son véritable voyage ne fait que commencer...

Le virus: la peste noire !

Pourquoi le voir: la peste bubonique, dit "la mort noire", c'était tout de même autre chose que le coronavirus, puisqu'elle tua en cinq ans, entre 1347 et 1352, entre 30 à 50 % des Européens. Un film qui peut donc nous permettre de relativiser la situation, et de gagner en patience à mesure que le confinement se prolonge. Et en plus, c'est un excellent film, ce qui ne gâte rien.

Black Death (2011) - Official Trailer [HD]

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It comes at night (2017), Trey Edward Shults

Le pitch: dans un monde post-apocalyptique, alors qu'une épidémie mortelle et contagieuse a ravagé le monde extérieur. Pour être en sécurité, un père de famille vit reclus avec sa femme et son fils dans leur maison isolée dans la forêt. Un jour, une famille trouve refuge chez eux, et le fragile équilibre qu'il a mis en place est soudain bouleversé... D'autant que le père les avertit: il ne faut jamais sortir la nuit, car un grand danger rôde...

Le virus: abstrait, mais très très agressif

Pourquoi le voir: d'abord, dans le genre film de confinement à la campagne, il fera quelques envieux chez tou·te·s les parisien·ne·s enfermé·e·s dans leurs appartements... ou pas, car le sujet ici, moins que la possible contamination venue de l'extérieur, est plutôt la toxicité croissante des esprits contraints à coexister en confinement, et aux maladies mentales qui peuvent se développer de l'intérieur... It comes at night est ainsi un bon petit film, tendu et angoissant à souhait, tout ce dont on a besoin en ce moment ;)

It Comes At Night | Official Trailer HD | A24

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The Bay (2012), Barry Levinson

Le pitch: Une paisible station balnéaire américaine voit débarquer deux chercheurs français, qui révèlent que le taux de toxicité de l'eau est anormalement élevé. Le maire refuse pourtant de prévenir la population, craignant de créer un mouvement de panique (coucou les Dents de la mer). Bientôt, les premiers symptômes d'une étrange maladie se développent, et l'épidémie s'étend: les habitants sont victimes d'un parasite qui prend le contrôle de leur esprit et de leur corps…

Le virus: Cymothoa exigua, un crustacé parasite de la famille des Cymothoidae.

Pourquoi le voir: un excellent petit film d'horreur (de terreur écologique, selon les observateurs), ambiance samedi soir pizza/plaid pour se faire un petit peu peur. Un found footage (faux documentaire façon vidéo retrouvée après les faits) de bonne qualité, modeste mais bien fait et divertissant, où la source de la contamination est pour une fois celle qui nous menace le plus concrètement dans la réalité: la pollution industrielle, elle-même générée ici par la corruption politique. Pas le moins anxiogène de cette sélection, donc idéal pour affronter ses peurs!

The Bay Official Trailer #1 (2012) - Horror Movie HD

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Le Fléau (1994), Mick Garris

Le pitch: Suite à une erreur survenue dans un laboratoire top secret américain, un virus est libéré et décime la majorité de la population mondiale. Les quelques survivants essaient de se retrouver et de se rassembler, en s'aidant d'une vieille femme qu'ils voient tous en rêve. Cependant, dans ce nouveau monde apocalyptique, un homme sans visage rôde, doté d'étranges pouvoirs maléfiques. La lutte entre le Bien et le Mal peut commencer...

Le virus: bactériologique

Pourquoi le voir: soyons honnêtes, on n'a pas revu ce film de six heures, adapté du roman fleuve de Stephen King, depuis notre adolescence. Les souvenirs sont vaporeux et le temps imparti pour écrire cet article était limité, qui ne nous a pas permis un visionnage in extremis. Mais cela reste un incontournable du film de pandémie, d'autant qu'au virus bactériologique s'ajoute un autre tout aussi dangereux: les coupes de cheveux et les fringues des années 90, aujourd'hui fort heureusement éradiqué. Désolé pour l'absence de bande annonce, mais la qualité de celles circulant sur internet frise l'insulte...

The Stand (Le Fléau)

Frissons (1975), David Cronenberg

Le pitch: Une paisible petite île du fleuve Saint-Laurent, au Québec. Un meurtre et un suicide sèment le trouble dans un luxueux complexe immobilier: un scientifique tue une fille, l'éventre et détruit ses organes internes au moyen d'un acide, puis met fin à ses jours. A un autre étage, Nick Tudor est pris d'étranges nausées, tandis que sous sa peau, à hauteur de l'estomac, quelque chose s'agite. Le jeune docteur Saint-Luc, médecin attitré de la résidence, découvre que la jeune femme assassinée était en fait le cobaye de son amant, le professeur Hobbes, qui se livrait sur elle à d'étranges expériences. Bientôt, de curieux symptômes frappent la population du complexe...

Le virus: une dévorante frénésie sexuelle !

Pourquoi le voir: c'est un des tout premiers film de David Cronenberg, et il ressemble parfois à un film de fin d'études tant il est fauché et bricolé, mais pourtant il parvient à être aussi dérangeant qu'effrayant. Les sujets qui fondent son cinéma sont déjà presque tous présents dans Frissons: le corps, la chair, la maladie, la science, la contamination, le sexe... Et c'est donc ce dernier qui joue le rôle du virus ici. Une frénésie sexuelle qui se transmet d'un corps à l'autre, au sein d'une résidence où les riches habitants vivent en vase clos (#confinement), et sont peu à peu possédés par une folie lubrique...

Shivers 1975 Trailer | David Cronenberg

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Cabin Fever (2002), Eli Roth

Le pitch: Un groupe de jeunes gens louent une cabane dans la forêt pour y fêter la fin de leurs études, et profiter des derniers jours de liberté avant d'entrer dans le monde du travail. Mais la fiesta tourne au cauchemar quand un ermite infecté par un mystérieux virus fait son apparition. Les cinq jeunes gens vont devoir faire face à un terrible virus qui dévore les chairs de ses victimes...

Le virus: un genre de très vilain psoriasis

Pourquoi le voir: un exemple parmi des dizaines de "films de cabane dans les bois", ces fameux films au schéma immuable depuis des millénaires: un groupe de jeunes gens (rarement malins) partent passer quelques jours dans une cabane dans les bois, afin de s'y livrer à moult excès. Évidemment, la forêt et ses alentours recèlent bien des dangers, qui ne manqueront pas de leur faire vivre des instants fort désagréables... Bref! Cabin Fever pourrait être une caricature, sauf qu'ici le danger en question est un virus mangeur de chairs, qui plus est sur des corps juvéniles brûlés par le soleil et le désir... Pas un chef-d’œuvre, c'est sûr, mais un film assez drôle et divertissant, avec quelques scènes bien dégueu comme on les aime après un bon repas.

Official Trailer: Cabin Fever (2002)

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Zombie (1978), George Romero

Le pitch: États-Unis. L'administration et l'armée font tout leur possible pour endiguer le flux de morts-vivants qui déferlent sur l'Amérique, ravageant villes et villages. Ces zombies, privés d'intelligence et de sensibilité, n'ont qu'une obsession: manger les vivants. Et leur morsure est mortelle. Le pays sombre dans le chaos. Quelques survivants se regroupent dans des centres de secours. Trois hommes et une femme tentent de fuir en hélicoptère. Ils sont contraints de se réfugier sur le toit d'un centre commercial...

Le virus: le consumérisme

Pourquoi le voir: OK, il y a des zombies dans celui-ci, et un sacré paquet, mais on ne peut pas ne pas en parler ici. C'est sans doute le meilleur film de la carrière de George Romero, là où son obsession des zombies trouve son écrin le plus politique et pertinent. Le virus contaminant ici, c'est la société de consommation qui étend son emprise à l'époque (fin des années 70), la faim d'achats et de produits qui ronge la population, et fait des consommateurs des zombies voraces au teint cireux, condamnés à errer dans un immense centre commercial...

Dawn of the Dead (1978) | Original Trailer

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