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Une balade sur les pas de George Sand
Aurore Dupin naît à Paris le 1er juillet 1804. Écrivain et femme indépendante, celle que l'on connaît mieux sous le nom de George Sand a fait de la capitale sa terre d’engagement et celle de ses amours. Partez sur ses traces au cœur de la ville.
George Sand (1804-1876), écrivain français, photographiée par Nadar.

Le souvenir est le parfum de l'âme.

George Sand

Aurore Dupin naît à Paris mais est élevée à Nohant (Indre).

C’est « en musique et dans le rose » que naît, le 1er juillet 1804 à Paris, Aurore Dupin, dite George Sand, au 46 de la rue Meslay (3e).

Élevée par sa grand-mère à Nohant (Indre), l’enfant sage finit de grandir dans l’une des pensions les plus aristocratiques de Paris, le couvent des Augustines anglaises.

À sa sortie, à 18 ans, elle se marie et devient baronne Dudevant. Un an après, son fils Maurice voit le jour à l’hôtel de Florence – devenu aujourd’hui hôtel George-Sand, 26, rue des Mathurins (9e) – où le couple loue un meublé.

Plaque apposée sur le lieu de naissance de George Sand au 46, rue Meslay (3e)

Une femme libre à la forte personnalité

Aurore agit déjà comme une femme libre et indépendante. À 26 ans, elle quitte son mari pour l’écrivain Jules Sandeau. À quatre mains, ils écrivent un premier roman signé du pseudo « Jules Sand ». Jules pour lui, Sand pour elle. Paris abrite leurs amours. « Ah Paris, mon bon Paris! Avec la liberté d’aimer et de sentir, avec mon Jules qui m’aime tant », écrit-elle.

Une amante passionnée

À l’hôtel du 21, quai des Grands-Augustins (6e), la jeune femme retrouve son amant. Le couple poursuit une collaboration dans les pages du Figaro.

En 1832, à 28 ans, son premier roman, Indiana, est publié sous le pseudonyme « G. Sand ». Sans céder à sa féminité, elle adopte le costume masculin pour suivre ses amis dans un Tout-Paris qui empêche encore aux femmes d’accéder à certains lieux, comme les fosses de théâtre... Exaltée et bouillonnante, elle multiplie les domiciles parisiens comme les rencontres. Liszt, Balzac, Hugo, Flaubert et Delacroix sont au nombre de ses amis. D’autres, comme Mérimée et Musset, comptent pour amants. Le poète fréquente la « mansarde bleue », au 19, quai Malaquais (6e), où elle écrit Lélia, roman du désenchantement amoureux, miroir de sa liaison avec Musset. Chaque rupture la ramène à Nohant, avant que Paris redevienne capitale de ses amours.

Chopin, «le grand amour»

En 1836, elle rencontre Chopin à l'âge de 32 ans. Le couple partage d’abord un appartement à l’actuel 20, rue Pigalle (9e), avant de rejoindre un coin de paradis au 80, rue Taitbout (9e) : le square d’Orléans. Elle occupe un appartement au-dessus de la porte cochère au numéro 5. Le compositeur habite pour sa part au rez-de-chaussée du numéro 9.

George Sand (1804-1876), écrivain français, photographiée par Nadar.

Elle fait partie de l'élite du mouvement romantique

Dans ce quartier dit de la Nouvelle Athènes vit un grand nombre d’écrivains, de peintres et de musiciens, élite du mouvement romantique parisien. Chopin et Sand fréquentent la maison du peintre Ary Scheffer, située au 16, rue Chaptal (9e), actuel musée de la Vie romantique de la Ville de Paris. Jusqu’à leur rupture en 1847, le musicien et la romancière organisent leur vie, l’hiver à Paris, l’été à Nohant.

Sand dénonce les inégalités et défend la condition féminine

Polémique et passionnée, dénonçant les inégalités sociales et les injustices de la condition féminine, George Sand sert ses idées dans ses livres. Soutien actif de la révolution de 1848, elle devient une travailleuse de l’ombre. Occupant l’appartement de son fils Maurice, au 8, rue de Condé (6e), elle participe à la rédaction des Bulletins de la République. Mais, choquée par la répression de juin, elle quitte la scène politique, se retire à Nohant et se consacre au théâtre. En 1864, elle s’installe à Palaiseau (Essonne) avec son dernier amour, Alexandre Manceau, graveur inconnu et ami de son fils.

Le souvenir d'une femme multiple et passionnée

George Sand ne cesse d’écrire. Paris reste le lieu des amitiés et des sorties au théâtre. Après la mort de son compagnon, elle s’aménage un pied-à-terre au 5 de la rue Gay-Lussac (5e). Face au jardin du Luxembourg, c’est ainsi que passent ses dernières années, avant son décès en 1876. Une femme multiple qui a préféré le rouge de la passion et de la révolte au rose poupon de sa naissance. Elle a ainsi marqué durablement la capitale, ce qui mérite bien une statue dans le jardin du Luxembourg !

Remerciements à l’association Les Amis de George Sand.

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