Sélections
Dans les pas de grandes dames à Paname
Artistes protéiformes, écrivaines, chercheuse, révolutionnaire, elles ont marqué l'Histoire avec un grand H, tout comme celle de la capitale. Partez en balade littéraire et virtuelle sur les pas de ces figures féminines précurseuses et libres!
Barbara, chanteuse française, à l'Ecluse. Paris, 1958.

Ecrivaines

Une vie et une œuvre foisonnante

Aurore Dupin, baronne Dudevant, de son vrai nom, naît à Paris le 1er juillet 1804. Celle que l'on connaît mieux sous le nom de George Sand a fait de la capitale sa terre d’engagement et celle de ses amours. Polémique et passionnée, dénonçant les inégalités sociales et les injustices de la condition féminine, George Sand sert ses idées dans ses livres. 

Elle est une des très rares illustres femmes à bénéficier d'une statue à Paris. Écrivaine, femme indépendante, militante politique, elle a tout fait pour changer les codes d’une époque où les femmes ne pouvaient jouir ni de leur fortune ni de leur personne. 

Une femme libre et un parfum de scandale

Autre écrivaine, Colette, une des pionnières du féminisme, à la fois journaliste, danseuse de pantomime et écrivaine au style inimitable. Entre salons littéraires et music hall parisiens, elle est aussi la première femme lauréate et présidente de l'académie Goncourt. Si le gouvernement lui organise des obsèques nationales, l'église Saint-Roch refuse les obsèques religieuses au motif qu'elle était deux fois divorcée. 

Son roman Chéri, publié en 1920, est adapté au cinéma en 2009 par Stephen Frears. Michelle Pfeiffer y tient le rôle principal de Léa de Lonval et le tournage a lieu dans la capitale!

Teaser "Chéri" de Stephen Frears

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Chanteuses

La femme aux multiples visages

Elle s’appelait Yolanda et a vendu plus de 120 millions d’albums. Arrivée du Caire (Egypte), Dalida découvre la Butte de Montmartre en 1962, en achetant un hôtel particulier rue d’Orchamps. Même si elle possède une maison à Neuilly, elle n'y a jamais habité et préfère l'ambiance de la butte.

Retour sur le parcours exceptionnel de la chanteuse, des rives du Nil aux hauteurs de Montmartre, où son ancienne maison, sa tombe et la place à son nom attirent toujours de nombreu·se·s fans.

11 bis rue d'Orchampt 18e

Barbara, une vie en chansons

Musicienne, auteur, compositeur et interprète, on peut dire que Barbara a trouvé sa voie(x) à Paris. Elle n'aura de cesse de déménager à travers ma capitale avant d'enfin poser ses valises dans le 16e avec son piano noir. 

Perfectionniste, travailleuse acharnée, Barbara est aussi une figure militante qui s’élève contre le racisme et pour le droit au logement. Engagée dans la lutte contre le sida, elle crée "Sid’amour à mort" en 1990. 

Barbara "Mon enfance"

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Comédienne et divine

En 1889, le tout Paris la surnomme la Divine. Femme moderne et libre, Comédienne, Directrice de théâtre, (l'actuel Théâtre de la Renaissance), Sarah Bernhardt a enflammé Paris de son talent comme de ses frasques. Pendant la Commune, elle transforme la scène de l’Odéon en hôpital militaire, et joue de ses relations pour obtenir de la nourriture aux soldats blessés. 

Le théâtre de la Renaissance

Dans ses mémoires, elle écrit : "La vie est courte, même pour ceux qui vivent longtemps. Il faut vivre pour quelques-uns qui vous connaissent, vous apprécient, vous jugent et vous absolvent, et pour lesquels on a même tendresse et indulgence".

Muse mais pas que!

Kiki de Montparnasse débarque à Paris, gare de l’Est, en 1913, à l’âge de 12 ans. Elle ne quittera jamais le quartier de Montparnasse. Femme libérée et muse des plus grands artistes, Kiki est l’une des figures emblématiques des Années folles. Cette brune au tempérament aussi généreux que volcanique adopte une coupe courte, souligne ses yeux de khôl et redessine ses lèvres d’un rouge flamboyant. 

La Coupole est une brasserie ouverte en 1927 dans le quartier du Montparnasse qui fut un haut lieu du Tout-Paris dans l' entre-deux-guerres. Vingt-sept peintres ont réalisé des fresques Art Déco sur les piliers de la salle du rez-de-chaussée, inscrite aux

Modèle et amie des plus grands peintres  (Man ray en fit son égérie), chanteuse, écrivaine, elle s'adonna elle aussi à la peinture. Lors de sa première exposition, Robert Desnos écrit : "À travers tes beaux yeux, que le monde est jolie".

Révolutionnaire et précurseuse

Son destin est hors du commun. Olympe de Gouges a mené des combats avec deux siècles d’avance sur son époque: égalité des hommes et des femmes, droit de vote pour tous, abolition de l’esclavage et de la peine de mort, défense d’une justice sociale… 

Œuvre Olympes de Gouges de ME-PARIS à Montmartre

Auteure de romans et de théâtre, politicienne, militante féministe et humaniste, elle publie une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle affirme que "la femme naît et demeure égale à l’homme en droits". Guillotinée à 45 ans en 1793, elle écrivait justement dans sa Déclaration : "Une femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune".

Génie de la recherche

Sortie major du concours de l’agrégation de physique en 1896, Marie Curie est première en tout. Première femme docteur ès sciences en 1894, premier prix Nobel féminin en 1903 – prix Nobel de physique qu’elle partage avec son mari et Henri Becquerel –, nobélisée deux fois – elle reçoit également le prix Nobel de chimie en 1911 –, première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906, première femme à l’Académie nationale de médecine en 1922, seule femme inhumée au Panthéon pour ses mérites en 1995… La physicienne est une pionnière. Études, amours, travaux scientifiques, honneurs… Paris a été le laboratoire de sa vie! 

Pour aller plus loin

Les MonumentalEs, ce sont des femmes de pouvoir, de sciences, figures militantes ou littéraires, doctoresses, artistes, sportives ou aventurières. Parfois oubliées ou méconnues elles ont marqué leur époque. Initié par le collectif du même nom et la Ville de Paris, ce projet a pour objectif de rendre visibles les femmes dans l'espace public. Le 1er juillet 2019, près de 200 noms de femmes ont été inscrits sur le mobilier urbain de la place du Panthéon, mais certaines avaient déjà donné leur nom à des lieux bien connus des Parisien·ne·s.

Rues, des jardins, des équipements sportifs, des bibliothèques, Rive gauche comme rive droite, vous croiserez leurs noms et vous trouverez même quelques œuvres du matrimoine parisien.