Paris Musées
Expositions
Exposition François Auguste Biard, peintre voyageur
Maison de Victor Hugo
Première exposition rétrospective consacrée au peintre François Auguste Biard. Ses représentations du Grand Nord ou du Brésil qu'il fit pendant de longues expéditions côtoient des scènes de genre caricaturées.

Biard est le mari de Léonie d’Aunet avec laquelle Victor Hugo partagea une grande passion de 1844 à 1851. Les deux amants surpris en constat d’adultère, le roi Louis-Philippe dont le peintre et l’écrivain étaient proches étouffa le scandale. Hugo, forcé à la discrétion, commença alors la rédaction des Misérables. Biard échappe aux définitions et aux genres : artiste « fantaisiste », peintre explorateur, témoin de son temps... L’exposition réunira plus d’une centaine d’oeuvres pour la plupart inédites : peintures, dessins et gravures dont la presque totalité des grands formats des paysages du Grand Nord en provenance de collections publiques et privées françaises et étrangères. Autodidacte, il se forme dans une fabrique de papiers peints, à Lyon, et fait deux brefs passages à l’École des Beaux-Arts de la ville et s’installe à Paris en 1835. Exposant au Salon depuis 1833, il y remporte un grand succès populaire. La réception critique est plus délicate. Biard est alors un peintre en vue : il a un sens aigu de l’observation et excelle dans les portraits et les scènes de genre. Il apporte dans ses tableaux, de facture classique un effet dramatique, souvent comique dans sa façon de traiter la physionomie des personnages et les situations. Les sujets de genre burlesques feront sa célébrité et la peinture d’histoire lui assureront les faveurs officielles de Louis-Philippe. Pourtant ce peintre de genre se voit avant tout en peintre voyageur. Il part pour de lointaines destinations. En 1827-1828 il s’engage comme peintre dessinateur sur la corvette La Bayadère et parcourt la Méditerranée de l’Égypte au Liban et de la Turquie à la Grèce. A peine rentré, il repart en Angleterre et en Ecosse, puis en Espagne. En juillet 1839, François Auguste Biard et sa compagne Léonie d’Aunet rejoignent au-dessus du cercle polaire l’expédition scientifique de la corvette La Recherche qui a pour but d’étudier les terres de l’océan Arctique. Indifférent au froid, il peint sans relâche les grandioses paysages du Spitzberg et restitue avec force et poésie le Grand Nord, la Laponie et ses habitants, alors ignorés des français. Entre 1858 et 1860 il est au Brésil. Après une première incursion en forêt dans la province d’Espirito Santo, il gagne l’Amazone, qu’il remonte jusqu’à Manaos. De là, il part explorer le Rio Negro sur un petit canot tout spécialement aménagé, et termine son périple, malade et fatigué, sur les rives du Rio Madeira et dans le territoire des Mundurucus. Comme un ethnographe et un naturaliste, il collecte la faune et la flore et s’intéresse aux tribus indiennes qu’il approche comme dans L’adoration du Dieu soleil En 1835, il présente au Salon une Traite des nègres, qui sera remarquée par Victor Schoelcher. A son retour du Brésil, en 1861, il reviendra une dernière fois sur la question de l’esclavage avec un triptyque détaillant les étapes du commerce et la terrible réalité de la traite des esclaves. À cette époque, où Victor Schoelcher et Hugo militent pour l’abolition de l’esclavage, Théophile Gautier souligne en 1861 : « quelles magnifiques vignettes abolitionnistes on ferait avec ces toiles ». L’exposition sera présentée au Nordnorsk Kunstmuseum de Tromsø (Norvège) de mai à août 2021.

Informations
pratiques

Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges
75004 PARIS

Dates

Du 8 janvier au 4 avril 2021 :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 10h à 18h

Prix

Payant - TP 9 euros Tr 7 euros

Sur réservation

S'y rendre

  • 8 : Chemin Vert (223m) 5 : Bréguet - Sabin (384m)

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