Sélections
Mystères et légendes urbaines des quartiers parisiens
On connaît Paris pour ses lumières, son romantisme, son goût pour la mode... Un peu moins pour ses légendes urbaines, certaines avérées, d'autres fantasmées. Une part de mystères qui font aussi le charme des quartiers parisiens.
Ombre


Sous les pavés, les catacombes... Tremblez !

A 20 mètres sous terre, les catacombes se trouvent dans des galeries d'anciennes carrières. Un labyrinthe qui rassemble les ossements par millions de nos ancêtres. Qui sont-ils ? Depuis quand les catacombes sont-elles aménagées et pourquoi ?

A la fin du XVIIIe siècle, beaucoup de cimetières parisiens rencontrent des problèmes d'insalubrité. Les autorités parisiennes décident alors d'évacuer leurs contenus sous la terre, mais hors de la ville. C'est à partir de 1785 que les premières évacuations ont lieu vers les anciennes carrières de la Tombe-Issoire, sous la plaine de Montrouge. Elles concernent en premier lieu le cimetière le plus important de Paris, les Saints-Innocents. Une vingtaine d'années plus tard, ce sanctuaire sera ouvert au grand public sur rendez-vous. 

Actualité

Les Catacombes de Paris: "Âmes sensibles s'abstenir!"

Publié le mercredi 29 mars 2017

Les catacombes interrogent autant qu'elles fascinent... En 1968, des étudiants manifestants ont bravé les interdits en pénétrant dans des galeries non ouvertes au public pour fuir les CRS. 

Ces lieux énigmatiques continuent à faire parler dans les années 1970 : concerts, explorations.... La pratique dite "cataphile" se répand et séduit de plus en plus de curieux. La police bétonnera alors les entrées "sauvages", mais pas de quoi décourager les plus téméraires de la discipline, qui continueront d'animer cette vie sous-terraine.

Des salles secrètement célèbres

Ces galeries représentent près de 350kms, réparties en plusieurs couloirs et salles et contiennent des vestiges historiques, comme des bunkers allemands. La salle " La Plage" dont le sol est recouvert de sable, est située dans la partie inaccessible. Elle a été et continue d'être un carrefour de rencontre pour des street-artistes. Des fresques, dont celle de la Grand Vague de Kanagawa, sont encrées dans ces pierres. D'autres pièces sombres voisines abritent des décors authentiques de l'art Roman.

Attention : si l'expérience apporte son lot de sensations fortes, elle n'est pas sans danger, et reste par ailleurs illégale. Les « cataphiles » risquent en effet une amende de 60 euros et une convocation devant le tribunal de police.

La légendaire et macabre affaire de la rue Chanoinesse 

Si personne ne renie le charme de l'Île de la Cité, beaucoup ignore que la rue Chanoinesse abrite une légende sanguinaire qui remonterait au XVe siècle. Un barbier et un pâtissier auraient accordé leurs talents au profit d'une entreprise macabre. Le barbier égorgeait les proies, souvent de pauvres étudiants. Une fois les corps découpés, ils étaient envoyés par une trappe chez son acolyte le pâtissier qui lui, s'empressait de cuisiner "de fameux petits pâtés". On dit même qu'ils auraient eu un vif succès, jusqu'à la table du roi Charles VI !

Ceci étant, si la légende perdure, les historiens n'ont jamais trouvé trace de cette affaire dans les documents officiels. 

ïle de la Cité

Le cimetière, les stars et les renardeaux

Créé en 1804, le cimetière du Père Lachaise accueille de grands noms des sciences, de la littérature, de la musique comme Oscar Wilde, Molière, Chopin, Bashung, Maria Callas, Mano Solo, aux côtés de milliers d'anonymes. Ses allées arborées en font également un lieu de promenade très apprécié des Parisiens, mais pas que ! Lors du premier confinement, cet espace à moitié boisé s'est vu devenir le sanctuaire de prédilection d'une faune aussi discrète que rusée : les renards. Une naissance a même été célébrée en mai 2020.

Découvrez la vie urbaine de ces créatures fascinantes grâce à notre série "Brèves de nature sauvage à Paris".

Le site Que Faire à Paris utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d’audience des vidéos et des pages du site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

accepter

Même si ce cimetière n'est pas le plus mystérieux, il reste tout de même sacré et compte des tombeaux surprenants, comme celui de Georges Rodenbach, un romancier belge. La tombe de Fernand Arbelot, celles des amoureux maudits, le tombeau de Victor Noir et tant d'autres. Un vrai lieu de paix chargé en histoires. Perdez-vous dans les allées parfois sinueuses à l'aide de ce plan en ligne qui recense les sépultures des personnalités publiques les plus demandées.

Tombe Georges Rodenbach / Père Lachaise.

A Montmartre, aux sources d'une histoire de sorcière

Ses rues pavées, ses vignes, ses peintres, ses marches, son ambiance... Oui, nous sommes bien à Montmartre ! Vous pensez que la célèbre butte n'a plus de secret pour vous ? Détrompez-vous ! Derrière la carte postale se cachent des légendes et des secrets bien gardés, notamment celle du rocher de la sorcière, niché dans une ruelle privée donnant sur la rue Lepic. La légende raconte qu'au XIXe siècle, une femme étrange vivait dans une grande demeure et effrayait les enfants du quartier, les Poulbots. Il n'en fallu pas plus pour que ces bambins ne lui collent une étiquette de sorcière. Juxtaposé à la demeure de cette dernière, un rocher attirait l'attention des gens du quartier et les allégations y allaient bon train. S'il semblerait que cet amas de pierres serait le vestige d'une fontaine "Le sourcier", d'autres rumeurs évoquaient les restes d'une météorite, tandis que certains racontaient qu'il pouvait protéger cette femme tant redoutée.

Une divinité moabite au Louvre ?

Belphégor... Qui n'a jamais entendu et redouté ce nom ? Historiquement, ce personnage était une divinité moabite, c'est-à-dire originaire d'une région ancienne de la Palestine. Il apparaitrait sous un personnage diabolique qui manipule ses victimes. Selon la légende la plus célèbre, l’esprit de cette divinité serait venu prendre possession du corps de l’une des momies du Louvre et déambulerait dans les allées du musée national. La légende a fasciné le grand public, mais aussi le monde cinématographique qui l'a adaptée sous différents formats: dessins animés, films, série avec Juliette Gréco en 1965.

Belphegor

Le site Que Faire à Paris utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d’audience des vidéos et des pages du site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

accepter

En 1937, le "crime parfait" du métro parisien

La première ligne du métro  est construite à l'approche de l'Exposition universelle de 1900 puis le réseau n'a fait que croitre à mesure des années. Cette vie sous les pavés parisiens compte des milliers d'usager·es chaque jour. 

En 1937, une jeune femme italienne, Laëtitia Toureaux, est retrouvée un dimanche matin assassinée dans un wagon de la 1ere classe à la station Porte Dorée. Lorsque des voyageurs montent dans la rame, se tient cette jeune femme assise et immobile, au démarrage son corps se fane sur le sol et dévoile un couteau dans le haut de son dos. Ce premier meurtre dans le métro parisien fascinera autant qu'il questionnera. Faute de preuve, les enquêteurs clôtureront rapidement ce "crime parfait",

Les 14 stations fantômes du métro parisien

Outre les affaires de mœurs, le métro garde en lui encore une multitude de secrets, comme celui des 14 stations de métro fantômes. Pour certaines, elles n'ont jamais accueillies de public ou alors ont simplement fermé leur rideau métallique. Mais pourquoi ?

Ces arrêts ont fermé leurs accès en 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale. Certains n'ont jamais repris le trafic. Un bon nombre d'agents de la RATP furent mobilisés ce qui a entrainé un fort ralentissement puis un arrêt du réseau. Pour certaines stations, elles ont pu être recyclées, ont totalement disparu des lignes ou encore ont été détruites, mais jamais elles n'ont accueilli à nouveau le public car l'accès par l'extérieur n'a jamais vu le jour. Trois autres ont été conçues, mais n’ont jamais été desservies par une ligne de métro.

Parigo#92 : En immersion dans les stations fantômes du métro

Le site Que Faire à Paris utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d’audience des vidéos et des pages du site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

accepter

A Notre-Dame, le diable se cache dans les détails

La construction de Notre-Dame de Paris s'est étalée sur près de 150 ans, de 1163, début des travaux, jusqu'à 1 250. Durant la seconde partie des travaux, une légende raconte que lors des finitions d'ornement sur les portes de l'édifice, Biscornet, jeune ferronnier doté d’un talent inégalable, s'est chargé de cette mission artistique, mais face aux courts délais fixés et l'ampleur de la tâche, le jeune artiste panique. Le Diable serait alors venu à sa rencontre pour lui proposer un pacte : il l’aidera à réaliser sa mission mais en échange de son âme. Cet accord est conclu entre les deux et Biscornet signe ce contrat de son sang.

Notre Dame de Paris

Fatigué par ce travail titanesque et minutieux, Biscornet se serait endormi en plein milieu de son activité. A son réveil, la tâche entière aurait été accomplie. Le Diable a tenu parole mais... à quel prix?  

Le grand jour de l'inauguration arriva mais les portes restèrent fermées, un seul moyen pour remédier à ce contre-temps, l'eau bénite ; elle fut donc jetée sur le monument qui s'ouvrit enfin. Dans cette même journée, l'artisan Biscornet disparut. En hommage à cette histoire incroyable, une rue du 12e arrondissement porte le nom de cet artiste.

Biscornet et les ferronneries de Notre-Dame

Le site Que Faire à Paris utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d’audience des vidéos et des pages du site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

accepter