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Photoclimat, une biennale photo très écolo
Le festival écologique et social Photoclimat s'ouvre samedi 18 septembre à Paris et dans le Grand Paris. Ce parcours d'expos photos met en lumière les effets du dérèglement climatique et le travail des ONG environnementales.
Homme travaillant les blés - Action contre la Faim

Face au dérèglement climatique, la photo. Ou l'art au service de la cause environnementale. Le festival artistique et écologique Photoclimat s’ouvre ce samedi à Paris et dans le Grand Paris. Un parcours d'expos photos pour les grands et les petits à consommer jusqu'au 17 octobre.

Valoriser le travail des ONG

Organisée par l’artiste Nicolas Henry, cette première biennale environnementale a lieu dans onze lieux parisiens et six institutions du Grand Paris. Sensibiliser le public à l'urgence climatique tout en valorisant le travail mené par les ONG et les associations, voilà l'objectif. Parmi elles, Action contre la faim, Surf Rider, Tara Ocean, Good Planet, pour citer les plus importantes, s'associent à des artistes de renom pour créer des espaces scénographiés illustrant les effets du dérèglement climatique: pollution, sécheresse ou encore pénurie alimentaire. Toutes les expositions sont en accès libre dans des lieux ouverts - Canopée des Halles, places des Vosges ou de la Bastille -, dans la rue ou sur les quais de Seine.

Le parcours met en avant le travail d’une trentaine d’artistes de renommée mondiale et engagés pour le climat : Vik Muniz place des Vosges, Mandy Barker place de la Bastille au sein d'un espace Océan (en partenariat avec la fondation Tara Ocean et Surf Rider), Leila Alaoui à l'église Saint-Merry ou Tamara Dean à la Canopée des Halles. Ces œuvres font partie intégrante d'une scénographie imaginée par Julien Peissel, au sein d'espaces où le public se voit raconter une histoire : celle des récifs coraliens et du plancton qui symbolisent la vie, des tonnes de plastiques déversées dans les océans, de marcheurs portant leur vie sur leur tête ou de paysans poursuivant leurs activités agraires, coûte que coûte.

Et pour que le travail des artistes et le message soient accessibles à tous, grands et petits, initiés ou non à l'art, et sensibilisés ou moins sensibilisés à la question climatique, des parcours pédagogiques sont associés aux expositions : ce sera notamment le cas à l'Académie du climat avec le parcours pédagogique "Tomate Impact" pour comprendre l'impact de notre alimentation sur le monde.

Des expos éco-conçues à ciel ouvert

Pour être en accord avec la thématique environnementale, toutes les expositions sont éco-conçues : bois, tissus, métaux, les matériaux utilisés intègrent le principe de l’économie circulaire et du recyclage. Coté social, puisqu'il s'agit d'une "biennale sociale et environnementale", l'équipe est constituée, entre autres, de membres de l'association 3PA, qui promeut les chantiers de réinsertion en éduquant à l'environnement.

Dans Paris, du Palais Royal (Lucas Foglia) à l’Hôtel de Ville (Aïda Muluneh) en passant par les quais de Seine (Art of Change 21), l'église Saint-Eustache (Nicolas Henry), l'église saint-Merry (Leila Alaoui), la Canopée des Halles (Tamara Dean), la place de la Bastille (Mandy Barker, Christian Sardet et les Macronautes, Jérémy Gobé, Alessandro Puccinelli, Art of Change) ou la nouvelle Académie du climat (Ciril Jazbec), le public peut déambuler dans des petits villages à ciel ouvert.

Hors les murs de la capitale, le parcours se poursuit au zoo de Vincennes (Tim Flach) à la Fondation Good Planet (Vincent Munier), à la Maison des Arts de Créteil (Elsa Leydier), au domaine national de Saint-Cloud (Fabrice Monteiro) ou au centre horticole de Mandres-les-Roses (Namsa Leuba).

À voir jusqu'au 17 octobre.

Informations pratiques

Entrée libre du 17 septembre au 18 octobre

Pour les détails du parcours d'expositions à Paris et hors les murs 
www.photoclimat.com