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Faits divers : quel traitement journalistique ?
Bibliothèque des littératures policières (BiLiPo)
Gang des postiches, traque de Guy Georges, affaire Clearstream, meurtre de la petite Fiona, procès Agnelet, crime d’une Bovary de province… Qu’est ce qu’un fait divers ? Comment le traiter ? Comment travaillent aujourd’hui les journalistes « faits-diversiers » ? Pour quelles raisons les chroniqueurs judiciaires choisissent-ils de couvrir un procès et comment vivent-ils ce dernier en tant que journalistes ? Quelle forme donner à l’expression des passions humaines et à leurs dérives pour intéresser ses lecteurs, tenter de comprendre le passage à l’acte, garder la bonne distance, éviter le voyeurisme et décrire le plus justement possible le déroulement d’une affaire judiciaire ?

Ces questions sont au cœur de la rencontre qui réunit à la BILIPO trois chroniqueuses judiciaires :

Entrée au journal Le Monde en 1986, Pascale Robert-Diard a longtemps été journaliste politique. Depuis 2002, elle est chargée de la chronique judiciaire. Elle suit toutes les grandes affaires judiciaires, procès d'assises, scandales politico-financiers, mais aussi tout ce quotidien de la justice ordinaire, celle des tribunaux correctionnels, des comparutions immédiates, des chambres civiles. Ses chroniques du procès Elf lui ont valu le prix Louis-Hachette en 2004.

Elle a publié Dans le ventre de la justice, en septembre 2006 (Éditions Perrin). En 2015, elle met en image, grâce à François Boucq, Le procès Carlton. Son dernier ouvrage intitulé La déposition, consacré au procès Agnelet, est paru en 2016 aux éditions de L’Iconoclaste.

Patricia Tourancheau a été chargée des affaires criminelles et des faits divers à Libération de 1990 à 2015 et travaille actuellement pour l’Obs et le site Les jours. Elle a notamment suivi pour le quotidien l’affaire Guy Georges, l’affaire Rey-Maupin et celle du gang des Postiches.

Elle a publié Les postiches : un gang des années 80, en 2004 aux éditions Fayard, Brigade anti-criminalité en collaboration avec Sébastien Bennardo chez Flammarion en 2013, réédité par J’ai lu en 2016.

Elle s’occupe pour Les Jours des affaires de banditisme, de la Mondaine et de la Crim’ du 36 quai des Orfèvres, notamment la traque inachevée du tueur en série Le Grêlé. Ses chroniques hebdomadaires sur le site Les jours sont rassemblés dans un ouvrage publié en mars 2017 au Seuil sous le titre Chroniques du 36 Quai des Orfèvres

Noëlle Herrenschmidt : « Mon métier, c’est de raconter, par des aquarelles faites sur le vif, par des témoignages recueillis sur place, le fonctionnement des institutions qui fondent notre société et les hommes et les femmes qui y travaillent : la justice, la santé, la religion, aujourd’hui, la politique. Les dessins, mine de plomb et aquarelles, sont toujours faits en direct, au plus près de la vérité quotidienne de ceux que je rencontre. C’est cette vérité humaine que je continue de chercher et de découvrir avec passion.»

Noëlle Herrenschmidt a commencé sa carrière d’aquarelliste-reporter à Calcutta puis en Asie. Elle plonge dans le monde judiciaire en 1987 avec le procès Barbie, puis Touvier, pour le journal La Croix. À partir de 1997, elle suit comme dessinatrice d’audience pour le journal Le Monde, le procès Papon, le procès du sang contaminé, les procès Dumas, Clearstream et bien d’autres où elle côtoie Pascale Robert-Diard dont les chroniques trouvent ainsi un prolongement graphique très éclairant. Elle a publié de nombreux carnets de dessins aux éditions Albin Michel : Carnets de prison en 1997, Carnets de la gendarmerie en 1998, Carnets du Palais en 2000, réédités en 2016 par Lexis-Nexis. Mémoires de justice couvrant les procès Barbie, Touvier et Papon est paru en 2009 aux éditions du Seuil. Son dernier ouvrage (2016) aux éditions La Martinière s’intitule Dans les coulisses de la loi.

La rencontre est animée par Emmanuel Laurentin, journaliste et producteur de l'émission La Fabrique de l'histoire sur France-Culture.


Informations
pratiques

Bibliothèque des littératures policières (BiLiPo)
48 rue Cardinal Lemoine
75005 Paris

Dates

Le samedi 18 mars 2017
de 16h à 17h

Prix

0 €

Sur réservation

S'y rendre

  • 10 : Cardinal Lemoine (74m) 7, 10 : Jussieu (270m)

Par ici la compagnie !