Sélections
Mon Premier Festival : La marraine
Bérénice Bejo, marraine du festival édition 2020.
Bérénice Bejo

Bérénice Bejo, marraine du festival

Discrète, généreuse, spontanée, Bérénice Bejo, actrice franco-argentine, a grandi dans un milieu où ses parents cinéphiles l’ont encouragée à lire, à voir des expos et des films. “On ne regardait pas la télé, raconte-t-elle, mais la collection de films que mon père enregistrait sur son magnétoscope. Il devait avoir trois mille cassettes vidéo ! Mon père nous les faisait choisir et on se réunissait en famille pour les regarder tous les samedis soir. C’était un vrai moment de partage, personne n’était isolé sur une tablette !” Des comédies musicales aux films d’action en passant par les grands films romantiques, Bérénice Bejo dévore tout, de Certains l’aiment chaud, film en noir et blanc de Billy Wilder, à E.T., l’Extra-terrestre de Steven Spielberg. “Je me fichais bien de savoir si c’était du grand cinéma. Ce que je recherchais, c’était l’émotion – j’étais très romantique, passionnée par les histoires d’amour –, et mon père cherchait toujours un bon prétexte pour que je ne vois pas la scène du baiser !” Sur son cahier d’écolière, dès 6 ans, elle écrit “profession future : comédienne” ! Après avoir été inscrite dans un cours de théâtre, elle décroche rapidement des rôles en jouant tout autant dans des comédies que des drames. Sa rencontre en 2006 avec son mari Michel Hazanavicius, pendant le tournage du film OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, marque une ascension dans sa carrière, balisée aujourd’hui par deux consécrations : un César pour The Artist (M. Hazanavicius) en 2012 et un prix d’interprétation à Cannes pour Le Passé (Asghar Farhadi) en 2013. “Je n’ai jamais fait de choix à la légère et je m’en félicite. Mais j’ai conscience de la fragilité de mon métier, où il faut sans cesse se remettre en question, avoir une grande force de caractère pour s’imposer. J’ai beaucoup de chance !” Ses nombreux tournages ne l’éloignent pas de ses enfants, âgés de 9 et 12 ans, dont elle s’occupe beaucoup et à qui elle transmet son goût du cinéma, en les guidant sans jamais les forcer. “Les enfants, avec les nombreux outils qu’ils ont aujourd’hui, se construisent leur culture propre. C’est leur jardin secret. Mais si on peut leur offrir autre chose, écrit différemment, autre chose que ce qu’ils voient habituellement, moins manichéen, plus lent ou même en noir et blanc, ils oublient complètement ce qui pouvait les rebuter au départ. Le cinéma ne peut se découvrir qu’avec plaisir, c’est la seule façon d’y entrer, et mon plus grand bonheur de marraine sera de lire les émotions sur le visage des enfants, des pleurs au rire… ça, c’est génial !”

Ses trois films coup de coeur


  • E.T., l’Extra-terrestre de Steven Spielberg

E.T. l‘extra-terrestre

“Avec sa bande d’enfants qui partent à vélo, ça parle de liberté, ce sont les histoires qu’on se raconte, c’est la forêt, c’est le sac à dos qu’on remplit de plein de choses, la boussole, la lampe de poche, et puis c’est la séparation, c’est comprendre qu’il faut voir plus loin que soi, qu’il faut savoir dire au revoir, et c’est aussi le rapport à la mort, c’est riche !”


  • The Host de Bong Joon-ho 

The Host

“Il y a quelque chose de fantastique qui entre dans le réel, la poésie de ce film est une vraie claque, avec cet énorme monstre qu’on a envie de rencontrer, des images tellement fortes, c’est un véritable voyage sensoriel, je vais retourner le voir avec mon fils !”


  • Les Temps modernes de Charlie Chaplin 

Les temps moderne

 “C’est fou comme ce film n’a pas vieilli, j’adore voir ma fille marcher comme Charlot, c’est touchant, intelligent, poétique !"