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Spectacles
NUIT DU CINÉMA ISRAELIEN : LA NOUVELLE VAGUE FÉMININE
Le Louxor - Palais du cinéma
SAMEDI 16 JUIN DE 16H À 7H DU MATIN NUIT DU CINÉMA ISRAELIEN LA NOUVELLE VAGUE FÉMININE Une programmation D'Ariel Schweitzer La nuit du cinéma Israélien est roposée par Le Louxor et la Direction de l'Action culturelle du FSJU, dans le cadre du 14e Festival des Cultures Juives. Un marathon de 7 films, focalisé sur le phénomène le plus passionnant du cinéma

La femme est l'avenir de l'homme ?

" En 2004, au festival de Cannes, Keren Yedaya remporte la Caméra d'or, prix décerné au meilleur premier film toutes sections confondues, grâce à Mon Trésor. Il s'agit d'une récompense symbolique qui annonce le renouveau du cinéma israélien : première œuvre réalisée par une jeune cinéaste féministe qui envisage sa pratique cinématographique comme un prolongement de son militantisme social et politique. La même année, Prendre femme, première mise en scène de l'actrice Ronit Elkabetz (protagoniste de Mon trésor), coréalisée avec son frère Shlomi Elkabetz, est présenté en compétition au festival de Venise et rempote le prix du public. Le cinéma des femmes s'impose ainsi comme l'un des phénomènes les plus passionnants du cinéma israélien contemporain.

Peut-on parler d'une esthétique féminine dans le cinéma israélien ? La question mérite d'être posée. Quelle que soit la réponse, il ne fait pas de doute que les films réalisés par les cinéastes israéliennes sont marqués par un regard féminin, sinon une sensibilité féminine, qui tranchent radicalement avec une tradition cinématographique et, plus généralement, avec un système de valeurs largement viril, militariste, souvent machiste.

Mise à part ces deux œuvres charnières de Keren Yedaya et de Ronit et Shlomi Elkabetz, la Nuit du cinéma israélien présentera des œuvres nouvelles réalisées par des réalisatrices israéliennes ces trois dernières années, certaines inédites en France, films appartenant à des genres aussi variés que la comédie anti-militariste, la chronique sociale, le journal intime ou encore le nouveau documentaire. Ils témoignent tous de la vitalité de ce nouveau courant et de la dimension souvent subversive qui caractérise le regard féminin dans le nouveau cinéma israélien."

Ariel Schweitzer

16h00 / Présentation de la Nuit

16h30 / La comédie anti-militariste : Zero Motivation, de Talya Lavie (2014, 1h40, VOSTF)

Avec Dana Ivgy, Neli Tagar, Shani Klein, Yuval Segal.

Un groupe de jeunes filles fait son service militaire à la section des ressources humaines de l'armée israélienne dans une base située au milieu du désert. Loin des combats et des valeurs héroïque, il s'agit plutôt d'un « éloge de paresse », un concours de la meilleure méthode pour faire passer le temps avant retour à la vie civile. Une comédie intelligente, drôle et subversive qui a remporté un immense succès critique et public en Israël.

18h30 / Le nouveau documentaire au féminin : Wall, de Moran Ifergan (2017, 1h07, VOSTF)

Traversant à une grave crise conjugale, la réalisatrice se rend quotidiennement au Mur des lamentations à Jérusalem et observe avec sa caméra les étranges rituels des visiteurs du lieu. Elle en tire un journal intime, à la fois drôle et mélancolique, où sa vie privée est systématiquement confrontée à la grande histoire israélienne. Prix du meilleur film au festival Docviv en 2017.

20h30 / Hommage à Ronit Elkabetz : Prendre femme de Ronit et Shlomi Elkabetz (2005, 1h37, VOSTF)

En présence de Shlomi Elkabetz.

Avec Ronit Elkabetz, Simon Abkarian, Gilbet Melki.

Premier volet d'une trilogie autobiographique, poursuivie avec Les Sept jours (2008) et Le procès de Viviane Amsalem (2014), focalisée le personnage d'une femme confrontée à un environnement archaïque et patriarcal. Ici, Viviane se bat pour sa liberté et son droit de se séparer d'un mari qu'elle n'aime plus. Œuvre majeur du nouveau cinéma israélien qui a annoncé la naissance du de la nouvelle vague féminine.

22h30 / Cinéma de la périphérie : Valley, de Sophie Artus (2014, 1h25, VOSTF).

En présence de Sophie Artus.

Avec Rotem Abuhab, Roy Nik, Shlomi Ohayon.

David déménage avec son père dans une nouvelle ville périphérique. Il repart à zéro, dans une nouvelle école, avec de nouveaux amis. C'est un jeune homme silencieux et timide dont la mère s'est suicidée. Il se met retrait et se réfugie dans la musique et la lecture, avant de rencontrer des nouveaux amis qui font basculer sa vie. Chronique sociale à la fois brutale et tendre, Valley a remporté le prix meilleur premier film au Festival d'Haïfa.

00h30 / Chronique sentimentale et sexuelle : People That Are Not Me, de Hadas Ben Aroya (2017, 1h20, VOSTF).

Avec Hadas Ben Aroya, Yonatan Bar-Or, Meir Toledano.

Joy est une jeune fille qui marche d'un pas déterminé. Elle a un chagrin d'amour mais cela ne l'empêche pas de coucher avec le premier venu. Portrait au vitriol de la jeune génération de Tel Aviv à l'heure de la communication virtuelle, ce premier film dirigé, produit et interprété par la réalisatrice est un véritable sismographe de son époque. « Je voulais faire un film sur moi, sur mes amis et ma génération. Je voulais faire un film qui ne soit ni biographique ni pornographique, un film qui serait représentatif de ce que beaucoup de gens de mon âge traversent. » Hadas Ben Aroya

02h30 / La religion en question : Mountain, de Yaelle Kayam (2016, 1h23, VOSTF)

Avec Shani Klein, Avshalom Pollak, Haitham Ibrahem Omari.

Une jeune femme juive orthodoxe vit avec sa famille dans le cimetière juif situé sur le Mont des Oliviers à Jérusalem. Dans la journée, tandis que son mari et ses enfants sont à l'école, elle sort se promener dans le cimetière, tentant d'échapper aux interminables tâches domestiques. Une nuit, elle est le témoin d'une scène de sexe troublante. Hantée par cette image, elle commence à explorer ce nouvel univers que recèle la "montagne", tout en s'efforçant de ne rien laisser transparaître pendant sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle n'y arrive plus. Film puissant, qui interroge sans tabou la place de la sexualité dans le monde religieux, sélectionné en 2015 aux festivals de Venise et de Toronto.

4h30 / La contestation sociale : Mon trésor, de Keren Yedaya (2004, 1h40, VOSTF)

Avec Ronit Elkabetz, Dana Ivgy, Meshar Cohen.

Ruthie et Or, une mère et sa fille de 17 ans, vivent dans un petit appartement à Tel-Aviv. Ruthie se prostitue depuis une vingtaine d'années. Or a déjà essayé plusieurs fois et sans succès de lui faire quitter la rue. Marqué par une performance inoubliable de Ronit Elkabetz et de Dana Ivgy, ce véritable chef-d'œuvre du nouveau cinéma israélien, Mon trésor a remporté la prestigieuse Caméra d'or au festival de Cannes, en 2004.

Informations
pratiques

Le Louxor - Palais du cinéma
170, boulevard Magenta
75010 Paris

    Dates

    Le samedi 16 juin 2018
    de 16h à 0h

    Prix

    Payant

    Réservation conseillée

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