Bruno Fougnies
Spectacles
La Fin de l’homme rouge
Théâtre de l'ATALANTE
D’après des extraits de l’œuvre de Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature 2015) le spectacle mêlant texte, chant, chorégraphie nous plonge dans la Russie actuelle. Un voyage qui ne laisse pas indemne et résonne par son universalité.

Auteur Svetlana Alexievitch (Prix Nobel de littérature 2015) - Publié aux éditions Actes Sud / Traduction de Sophie Benech
Adaptation et mise en scène Stéphanie Loïk
Avec
Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux, Elsa Ritter

La tragédie d’un immense amour, entre une arménienne et un azéri, une vie empêchée par la sauvagerie de peuples qui auparavant étaient frères.

Ce récit témoigne des conflits dans le Haut Karabakh, enclave peuplée d’arméniens en Azerbaïdjan. Entre 1988 et 1994, les azéris et les arméniens se sont affrontés ; à Soumgaït, un pogrom contre les arméniens déclenche des vagues de violence ; Moscou prend le contrôle de la région.

1988, Soumgaït, ce premier pogrom est à l’origine de massacres perpétrés par l’armée azerbaïdjanaise. Des gens en noir dansent sur la place avec des poignards, en criant « Mort aux infidèles ! » 1990, pogrom de Bakou. Il n’y a plus de place que pour des sangs purs, des musulmans.

Les enfants jouent au massacre des arméniens. Des sacrifices humains comme dans les temps anciens.

Qui est coupable ?

Nous vivions ensemble à la même table, les ouzbeks, les arméniens, les russes, les tchétchènes, les azéris, les tadjiks… nous étions tous frères, nous étions tous soviétiques.

C’était les mêmes personnes, mais elles ne se regardaient plus.

Les massacres sont les mêmes de tous temps. Les arméniens avaient fui Bakou, les azéris ont fui l’Arménie.

Ce sont les mêmes récits.

Heureusement il y a l’amour aussi, l’amour malgré tout, un amour téméraire entre une arménienne et un azéri, entre une chrétienne et un musulman : Margarita et Abulfaz.

En 1991 Margarita est enceinte ; elle fuit Bakou pour Moscou, munie de faux papiers. Son mari, Abulfaz, la rejoindra sept ans plus tard, sa famille ayant volé son passeport. La vie à Moscou est insupportable pour ces Caucasiens assimilés à des terroristes, à qui l’on confie les tâches subalternes dont les Russes ne veulent pas.

Informations
pratiques

Théâtre de l'ATALANTE
10, place Charles-Dullin
75018 Paris

Dates

Du 6 janvier au 3 février 2019 :
mercredi, vendredi de 20h30 à 22h15
et lundi, jeudi, samedi de 19h à 20h45
et dimanche de 17h45 à 19h30

Prix

Payant - Plein tarif 22 € Tarif 16 € (Séniors, habitants des 18e et 9e arrondissements, collectivités) Tarif 12 € (Étudiants, moins de 26 ans, intermittents du spectacle, demandeurs d’emploi) Tarif 10 € (Groupes)

Sur réservation

S'y rendre

  • 2 : Anvers (96m) 2, 12 : Abbesses (363m)
  • 30 et 54

Par ici la compagnie !

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