Expositions
Exposition Photographique 'Seule avec l'Iran' de Nora Kabli
Centre culturel d'Iran
Exposition photographique sur le thème du voyage, d'une photographe en Iran.

'Seule avec l’Iran'- Exposition photographique

Nora Kabli

"En Iran, c’est l’‘exotisme’ que je suis allée chercher, il s’efface dans les grandes villes mais il est encore bien présent. Je l’ai cherché et je l’ai trouvé. Il attire de plus en plus de touristes et de voyageurs, seuls ou accompagnés. J’espérais prouver à ces personnes qui éprouvaient cette appréhension en entendant le mot « Iran », qu’on pouvait s’y promener sereinement tout en étant seule et tout en étant femme.

Si j’ai dû changer de tenue et me couvrir de bas en haut pour respecter la loi religieuse du pays, je n’ai pas changé de personnalité pour autant. Par-là, j’entends que je voulais connaître les Iraniens en étant moi-même et en les photographiant comme je photographie partout, de façon insistante, peut-être même intrusive et provocante. Je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Les Iraniens ont été assez réceptifs à mon appareil photo et se sont prêtés au jeu. Je me suis aussi laissée guider par les lumières et les passants. J’ai appris à attendre pour avoir le cliché que je cherchais.

Les odeurs de kebabs et des pots d’échappements mélangées furent mes premières impressions de Téhéran. Je ne m’y suis pas attardée. Il n’y a qu’à mon retour où je décide de profiter de quelques Cafés à la mode comme le Café Tehroon au centre-ville de Téhéran et d’adopter le style de vie des jeunes iraniens. Je choisis donc de me diriger vers Kashan. J’y trouve un gigantesque bazar avec des vendeurs de somptueux tapis, des services recouverts de motifs peints main, des tissus à n’en plus finir, des épices, des roses de Chiraz séchées et des pistaches par milliers. Il s’agit de l’un des bazars les plus réputés du pays pour sa diversité.

A ma grande surprise, c’est le soir que je suis le plus charmée, peut-être à cause des lumières artificielles qui dominent la nuit, on y voit partout : du rouge, du vert et des lumières blanches, rappelant le drapeau tricolore national. La nuit est rythmée, les rues sont bondées, tout s’y passe après 19 heures. Les familles sortent faire leurs achats, manger de l’abgusht, un succulent ragoût de mouton, boire du doogh, un yaourt salé dilué à l’eau et frappé de glaçons, ou le sharbat, l’autre boisson désaltérante du pays. Les femmes sont d’une élégance imparable malgré les restrictions vestimentaires. Elles aussi me paraissent exotiques. La nuit je rentre à pied ou en taxi dormir dans une maison traditionnelle ou chez l’habitant. A chaque instant, les Iraniens, de toutes les classes sociales ont fait preuve d’une extrême générosité et hospitalité.

La journée ce sont des petites ruelles de Kashan, Abianeh ou de Yazd, ces villes oasis, où personne ne s’y balade en été entre midi et 16h qui gagnent mon intérêt. La chaleur ne me freine pas j’attends 15h. Je prends en photo, les ruelles, les vieilles voitures de marque française très souvent, qui paraissent abandonnées depuis les années 1990 mais qui fonctionnent toujours. Les ruines sont omniprésentes. Je suis dépaysée. Deux couleurs dominent : le bleu du ciel et la couleur ocre des constructions en pisé. La chaleur épuise. Je rentre faire une sieste. Puis, vers 18h, je recherche les toits, on y voit toute la ville qui se confond avec la couleur du sable.

Après les nombreux jardins qui sentent la terre mouillée qui sont d’ailleurs de véritables havres de paix au beau milieu de ces villes dynamiques, ce qui me plaît le plus à Ispahan ou à Chiraz c’est la lumière dorée, celle de six heures. Alors je l’attends. A Ispahan l’immense place Naghsh-e Jahan rafraîchit les enfants qui se baignent et jouent près des fontaines. A Chiraz, la tombe du poète Hafez réunit toutes les classes sociales iraniennes qui souhaitent se prendre en selfie près des magnifiques colonnes et montagnes qui l’entourent. Les minarets et dômes des mosquées ainsi que ses Iwans (dit arcs persans) en mosaïques continuent d’émerveiller les Iraniens eux-mêmes.

Je suis arrivée seule en Iran, mais je ne le suis pas restée. Les Iraniens ont été curieux et bienveillants envers moi. Ils m’ont souri, guidé, hébergé et nourri. Quant à moi, j’ai simplement tenté d’être au bon endroit au bon moment."

Informations
pratiques

Centre culturel d'Iran
6 rue jean bart
75006 PARIS

Dates

Du 10 au 24 janvier 2019 :
lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 9h à 17h

Prix

0 €

S'y rendre

  • 12 : Rennes (221m) 4 : Saint-Placide (302m)

Plus d'infos

Par ici la compagnie !

Newsletter
Chaque semaine, recevez un bon plan et votre semaine en un clic !