Alain NAHUM, Tokyo-Eyes
Expositions
Alain NAHUM, TOKYO–EYES
Halle Saint-Pierre
Alain Nahum, « Tokyo-Eyes » avec les Firebox de Richer Meier.

Exposition du 7 au 27 janvier 2019. 

Vernissage le jeudi 10 janvier 2019 de 18h à 21h – entrée libre.


À la lisière des Regards…

Lors d’un voyage en 2014 je découvris Tokyo, ce fut un choc.

Fasciné par la beauté énigmatique des visages Japonais et l’élégance des corps, j’observais les passants qui marchaient dans les rues par flots successifs et disciplinés. Ils restaient pour moi, impénétrables, des énigmes…

Je compris que le contact entre eux et moi ne serait pas facile à cause de leur réserve et de la pudeur inhérente à leur culture. Les japonais dans l’espace public restent distants, ils se soustraient aux regards des autres.

Je me demandais comment photographier ce «peuple-photographe», les individualiser, faire sortir leurs regards de l’ombre. Il m’importait de ne pas être spectateur, ni témoin, que mes photographies soient le lieu d’une rencontre, d’un croisement de regards entre l’Europe et l’Asie.

Me fondant dans la foule je pris le parti de faire des photos à hauteur des visages, de ne jamais cadrer en mettant l’œil dans le viseur, pour qu’il ne soit pas masqué par l’appareil, afin de me confronter aux regards des autres, de le provoquer.

Un regard qui se pose, s’abandonne, se détourne ou ne se livre pas est toujours révélateur d’une intimité, d’une mise à nu. Celui qui nous fixe offre à la dérobée un autoportrait. Lors de ces échanges furtifs chacune et chacun ont accompli une petite impudeur en transgressant leurs codes. La pudeur est un retrait, l’impudeur dévoile ce qui est au delà de nous…

– Alain NAHUM


RÊVERIES DU PROMENEUR NON SOLITAIRE : ALAIN NAHUM

Alain Nahum, TOKYO – EYES

La fascination de Nahum pour la notion de trace dans « le coeur de la ville » (Baudelaire) est révélatrice de son travail. Le promeneur ne rêve pas, il est attentif à tout ce qui fait signe, revient éventuellement sur ses pas, capte avec son appareil photo moins pour montrer que pour nous apprendre à voir. C’est lors d’un voyage en 2014 qu’il découvre Tokyo. Il est fasciné par la beauté énigmatique des visages et l’élégance des corps, il observe les passants qui demeurent pour lui impénétrables, énigmatiques.

Tokyo-Eyes

Pour saisir ce « peuple-photographe » et faire ressurgir son mystère il se veut ni spectateur, ni témoin mais créateur de regards croisés entre deux continents. Se mêlant à la foule il choisit de photographier « à hauteur des visages » sans » jamais cadrer en mettant l’œil dans le viseur » afin de rester en contact avec le regard de l’autre.

Alain NAHUM

L’arrêt sur image est remplacé par un « arrêt par l’image » à l’instant de la rencontre avec l’inattendu qui devient une évidence. Jaillit chaque fois de l’insolite là où ce qui reste hors cadre devient une diégèse. Elle nourrit l’évidence. Une émotion soudaine frappe soudain. Nahum fait passer de l’ordre du dehors au désordre du dedans et vice-versa. Ce qui s’inscrit n’est plus de l’ordre de la représentation mais de la présentation à laquelle il faut se confronter avec empathie afin de comprendre ce que ça cache.

Jean-Paul Gavard-Perret

Alain Nahum, « Tokyo Eyes » avec les Firebox de Richer Meier, Halle Saint Pierre, janvier 2019.

Informations
pratiques

Halle Saint-Pierre
2, rue Ronsard
75018 PARIS

Dates

Du 7 au 27 janvier 2019 :
samedi de 11h à 19h
et dimanche de 12h à 18h
et lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 11h à 18h

Prix

0 €

S'y rendre

  • 2 : Anvers (236m) 2, 4 : Barbès Rochechouart (439m)

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