Cet évènement fait partie du programme CRIMES ET RAPINES A PARIS

Arrestation de Jules Bonnot à Choisy-le-Roi (Le Journal de la France, 1970)
Expositions
EXPOSITION CRIMES ET RAPINES DANS L'EST PARISIEN AU XIXe s.
Tour Jean sans Peur
L’atelier, le lavoir, l’hôpital, le domicile et la rue fournissent les cadres du forfait ordinaire, relayé par les premiers médias de masse. L'exposition "Crimes et rapines, petites et grandes affaires de l'Est parisien (1880-1914)" offre une sélection choisie de « délits des champs», d’échanges musclés et de procès retentissants.

HISTOIRES DE CRIMES ET «VOLERIES»...

| Faits de bandes et bandes défaites

En marge des conflits ordinaires, des bandes plus ou moins hiérarchisées vivent de rapines, des vols commis avec violence. Leur spectaculaire préméditation nourrit les rapports fiévreux des premiers médias de masse.

Ce sont les récits des méfaits des « Apaches » ou les rebondissements du feuilleton de la « bande à Bonnot », dont les plus dangereux auxiliaires usent de luxueuses voitures volées pour commettre leurs forfaits avant de se tapir dans les recoins de Belleville.

| Pour qui sonne le glas

Afin de punir les coupables et prévenir la récidive, la justice distribue les amendes, inflige les peines de prison, prononce l’exécution ou le bagne.

Les tribunaux publient le compte-rendu des châtiments infligés à chaque contrevenant, qu’il soit larron occasionnel ou criminel endurci, ainsi « cloué au pilori » de l’opprobre public.

| Soustractions et contrefaçons

L’inventaire des faits divers de l’Est parisien livre un tableau haut en couleurs des abus, larcins et « voleries » commis au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du siècle suivant.

Au marché, à l’église et au cimetière, les mouvements de foule sont propices au vol à l’étalage ou à la tire.

Dans les parcelles cultivées, l’abondance des fruits et légumes maraîchers inspire les vols à l’escalade ou « délits des champs ».

Les caves à vin du maître suscitent la convoitise de l’apprenti hébergé à domicile. L’artisan dérobe ses outils à l’aide inattentif, la couturière rafle des matériaux utiles à son négoce.

Dans les arrière-cours, les agents de l’État traquent les marchandises illicites et les allumettes de contrebande, souvent de meilleure qualité que les produits autorisés.

| Rumeurs et calomnies

Si le vol reste sévèrement réprimé, la médisance et la calomnie ne sont pas les moindres des méfaits. Les insultes échangées au lavoir entre employés et clients mécontents se soldent par des procès en diffamation. À l’hospice, les querelles entre pensionnaires dégénèrent en pugilats.

Dans la rue, les comportements indécents et les rixes des cabarets mobilisent à toute heure les gardes champêtres et les sergents de ville, futurs gardiens de la paix.


Commissaire d'exposition : Anne Delaplace (Deambulatio-Patrimoines en partage / Pavillon de l'Ermitage)

Exposition en partenariat avec le Pavillon de l'Ermitage, Paris 20e

Informations
pratiques

Tour Jean sans Peur
20 rue Étienne Marcel
75002 PARIS

Dates

Du 8 mai 2019 au 5 janvier 2020 :
mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 13h30 à 18h

Prix

Payant - Exposition seule "Crimes et Rapines" : tarif unique 4€ Exposition Crimes et Rapines +Tour Jean sans Peur+exposition Crimes et Justices au Moyen Âge : 6€ (plein tarif), 4€ (tarif réduit professeurs, étudiants, demandeurs d'emploi, étudiants, amis du musée du Louvre et du musée de Cluny)

S'y rendre

  • 4 : Étienne Marcel (64m) 4 : Les Halles (196m)
  • 29 : arrêt Turbigo - Étienne Marcel
  • A, B, D : Les Halles

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