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Expositions
Figure d'artiste
Musée du Louvre
La Petite Galerie du Louvre propose, pour sa 5e saison, une exposition intitulée « figure d’artiste ». Elle accompagnera le cycle d’expositions que le musée consacre en 2019-2020 aux génies de la Renaissance : Vinci, Donatello, Michel Ange ou Altdorfer. Du 25 septembre 2019 au 29 juin 2020

C’est à la Renaissance que l’artiste affirme son indépendance et cherche à quitter le statut d’artisan pour revendiquer une place particulière dans la cité. Cette invention de la figure de l’artiste a cependant une histoire plus ancienne et complexe que l’ampleur des collections du Louvre permet de mesurer des premières signatures d’artisans dans l’Antiquité aux autoportraits de l’époque romantique.

La signature, l’autoportrait, l’invention du genre de la biographie d’artiste servent son dessein : mettre en images les mots et accéder à la renommée accordée aux poètes inspirés par les Muses.

En France, l’Académie royale de peinture et de sculpture et le Salon, première exposition temporaire d’art contemporain, apportent, sous le regard de la critique, la reconnaissance et les commandes aux artistes avant qu’ils ne soient consacrés par leur entrée au musée. C’est ainsi que le lien ancien entre les arts visuels et les textes ont conduit à inviter, cette année, la littérature pour un dialogue fécond entre textes et images.

L'exposition se déroule en cinq parties :

SIGNATURES

Les Grecs et les Romains confondaient dans un même terme « l’artiste » et « l’artisan » : tekhnitès en grec et artifex en latin. Jusqu’à la Renaissance, l’artisan n’était pas considéré comme un créateur autonome. Pourtant dès l’Antiquité, certains de ces professionnels sortirent de l’anonymat comme l’indiquent des objets portant leurs noms, voire quelques éléments biographiques. Ces mentions ou signatures, le plus souvent complexes à interpréter pouvaient signifier la notoriété d’un atelier ou l’excellence d’une production. Progressivement avec la naissance d’une histoire de l’art et d’un marché de l’art, certains de ces artisans usèrent de la signature pour valoriser leurs créations.

AUTOPORTRAITS

A la Renaissance, architectes, sculpteurs et peintres cherchent à s’émanciper de leur statut d’artisan. Participant pleinement à la culture humaniste, les peintres particulièrement, affirment cette prétention en développant le genre de l’autoportrait. Digne de se représenter à l’égal des princes, le peintre se met en scène et livre ainsi ses réflexions sur l’acte créateur. La peinture et les arts figurés prétendent alors rivaliser avec la littérature. Les écrivains, quant à eux, ont cherché à traduire par les mots les œuvres d’art dans un exercice de description-évocation.

VIES D’ARTISTES

Dans la Grèce des 5ème et 4ème siècles avant J.-C, Zeuxis ou Apelle, peintres, Phidias ou Praxitèle, sculpteurs ont acquis reconnaissance et prestige au sein de la cité. L’histoire de l’art naissante témoigne du goût pour l’attribution d’œuvres à des artistes connus. Au 1er siècle après J.-C, l’auteur romain Pline l’Ancien (23-79) reprend cette tradition dans son Histoire naturelle. Ces vies d’artistes antiques furent source d’inspiration. Le peintre et historien de l’art italien, Vasari (1511- 1574) reprit cette veine biographique lorsqu’il publia en 1550 à Florence les Vies des plus excellents architectes, peintres et sculpteurs, de Cimabue (1240-1302) à Michel-Ange (1475-1564). Comme leurs illustres prédécesseurs antiques, les Vies des artistes de la Renaissance devinrent à leur tour des modèles à méditer et à imiter.

L’ACADEMIE

En France, l’Académie royale de peinture et de sculpture est fondée en 1648 sous la protection du roi Louis XIV (1643-1715). Au 18ème siècle, elle a son siège au Louvre qui conserve ses collections, notamment de portraits ou d’autoportraits d’académiciens. La nouvelle institution artistique répond à la volonté de quelques artistes de se libérer des corporations de métiers qui enferment les peintres et les sculpteurs dans un système hiérarchisé. Dispensant un enseignement fondé sur le dessin d’après le modèle vivant et l’Antique, l’Académie élève la peinture et la sculpture au rang d’art noble dit arts libéraux. Une quinzaine de femmes y sont admises aux 17ème et 18ème siècles. Les académiciens sont reçus après avoir présenté un « morceau de réception ». En 1793, la Révolution française supprime l’Académie royale et crée l’Académie des Beaux-Arts dont l’influence est progressivement contestée au cours du 19ème siècle.

LE SALON

Dès le 17ème siècle, l’Académie royale de peinture et de sculpture organise des expositions d’œuvres de ses membres. Ouvertes au public, elles se tiennent régulièrement de 1737 à 1848 dans le Salon carré du Louvre, d’où leur nom de « Salons ». Reflet de la création artistique française, le Salon favorise la naissance de la critique d’art et assure par les commandes, la notoriété des artistes. Il offre aux artistes femmes une lente reconnaissance. Après la Révolution française et la disparition de l’Académie royale de peinture et de sculpture, le Salon perdure sous la tutelle de l’Académie des Beaux-Arts et s’ouvre à tous les artistes. Evènement majeur de la vie artistique, son succès est considérable au cours du 19ème siècle. Si le Salon permet aux artistes exposés de faire carrière, les « Refusés » toujours plus nombreux, conteste sa suprématie jusqu’à obtenir du pouvoir l’ouverture du Salon des Refusés en 1863.

Informations
pratiques

Musée du Louvre
34, quai du Louvre
75001 paris

Dates

Du 25 septembre 2019 au 29 juin 2020 :
lundi, mardi, jeudi, vendredi, dimanche de 9h à 17h30
et mercredi, vendredi de 9h à 21h30

Prix

Payant - Billet acheté sur place : 15€ / En ligne : 17 euros Consultez la liste des gratuité sur le site

Sur réservation

S'y rendre

  • 7 : Pont Neuf (178m) 1 : Louvre Rivoli (216m)

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